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La fabrique des chiffres

Sources et méthode

Un prix affiché sans dire d'où il vient ne vaut rien. Voici la source de chaque chiffre du site, le calcul qui le produit, et les cas où il se trompe.

La source unique des prix

Tous les prix viennent du jeu de données « Prix des carburants en France, flux instantané », publié par le ministère de l'Économie. Ce sont les stations elles-mêmes qui y déclarent leurs tarifs : la loi les y oblige dès lors qu'elles vendent au public, et c'est l'État qui agrège puis republie. CarbuFrance ne corrige aucun prix, n'en interpole aucun, et n'en reçoit d'aucune enseigne. La seule donnée que le site complète est l'enseigne, et seulement là où la source n'en déclare aucune : c'est expliqué plus bas.

La même donnée est publiée en amont de l'API par donnees.roulez-eco.fr, sans compte ni quota. C'est cette seconde adresse que le site utilise depuis le 11 septembre 2026 : le domaine data.economie.gouv.fr répond 403 à l'adresse IP de l'hébergement, y compris sur sa page d'accueil.

Ce que le site relève lui-même

Le flux officiel ne porte que l'instant présent : un prix en remplace un autre, et rien ne reste. C'est pour cette raison qu'une fiche station ailleurs qu'ici n'affiche jamais qu'un chiffre du jour.

CarbuFrance conserve donc ses propres relevés. À chaque import, le prix de chaque carburant de chaque station est écrit dans un fichier de taille fixe, qui porte aujourd'hui 9 928 stations sur 37 jours, du 9 sept. au 16 oct. C'est cet historique, et lui seul, qui permet à une fiche de dire à quel prix la station était la semaine dernière, et non pas seulement ce matin.

Ces relevés font aussi l'évolution d'une commune, d'un arrondissement ou d'un département : chaque jour, la moyenne des stations du lieu qui vendent le carburant. Le lieu doit compter au moins 3 stations qui le vendent, et un jour n'est retenu que si la moitié au moins d'entre elles y ont transmis un prix : sans cela, la moyenne d'un jour décrirait deux stations et non le lieu.

Un second fichier, le journal, garde une ligne par jour : moyennes nationales, moyennes par région, moyennes par enseigne, et nombre de stations en rupture récente. Il commence le 11 sept. 2025 et compte 401 journées. Un troisième garde chaque jour la moyenne de chaque département. Aucun de ces fichiers ne se reconstruit : ils ne s'écrivent qu'au fil du temps, et c'est ce qui fait leur valeur.

Comment les moyennes sont calculées

La moyenne nationale d'un carburant est la moyenne arithmétique des prix déclarés par les stations qui le vendent, à l'instant du dernier import. Une station compte pour une, quel que soit son volume de vente : ce n'est donc pas le prix moyen payé par les automobilistes français, mais le prix moyen affiché par les pompes françaises. Les deux diffèrent, les stations les moins chères vendant beaucoup plus que les autres.

La moyenne d'une commune, d'un département, d'une région ou d'une enseigne suit exactement la même règle, sur le sous-ensemble concerné. Une commune d'une seule station affiche donc le prix de cette station.

La médiane locale, celle qui colore les prix sur la carte et sur les fiches, est calculée sur les stations situées dans un rayon de dix kilomètres. Un prix est vert lorsqu'il passe au moins 3 % sous cette médiane, rouge lorsqu'il la dépasse d'autant, neutre entre les deux. La médiane, et non la moyenne : une station aberrante déplacerait la seconde, pas la première.

À quelle fréquence

L'import tourne toutes les heures et reconstruit le corpus entier. Les pages qui ne lisent que ce corpus portent la date de cet import et répondent 304 à un navigateur qui revient sans que rien n'ait changé. L'accueil et la carte, qui affichent une moyenne recalculée au quart d'heure, ne sont pas mis en cache.

Chaque prix porte en outre sa propre date de relevé, celle que la station a transmise. La pastille verte signale moins de douze heures, l'orange moins de quarante-huit heures, la rouge au-delà. Un prix rouge n'est pas faux : il est vieux, ce qui n'est pas la même chose et se voit.

Ce que ces chiffres ne valent pas

Un prix affiché ici peut différer de celui affiché à la pompe, et il y a quatre causes habituelles. Une station qui tarde à transmettre. Un week-end ou un jour férié, pendant lesquels les remontées ralentissent nettement. Une station fermée dont le dernier tarif reste publié. Une erreur de saisie de la station elle-même, que personne en aval ne peut détecter.

Le site ne corrige rien de tout cela, parce qu'une correction serait une invention. Il se contente d'écarter les valeurs matériellement impossibles, et de dater tout ce qu'il affiche. Vérifiez toujours le prix sur place avant de faire le plein.

La seule donnée que le site complète

Le flux des prix ne porte pas l'enseigne des stations. Elle vient d'un second jeu, « Prix des carburants, jour J-1 », qui la laisse vide pour près de 9 % des 9 816 stations du corpus. La plupart sont des stations communales ou des indépendants, qui n'ont effectivement pas d'enseigne : leur repère générique dit alors la vérité.

Beaucoup appartiennent pourtant à un réseau, et l'oubli vient de la déclaration. Le site relève leur enseigne sur la fiche publique du point de vente, publiée par le ministère, et complète ainsi 899 stations à ce jour : 897 par ce relevé automatique, 2 par une vérification à la main là où même cette fiche reste muette.

Trois règles gouvernent ces relevés, et elles comptent plus que les relevés eux-mêmes.

  • Elle ne s'applique que sur un vide. Une enseigne déclarée, même ancienne, même douteuse, fait toujours foi : la table ne peut jamais contredire la source, seulement la compléter là où elle se tait.
  • Elle ne concerne que l'enseigne. Aucun prix, aucun horaire, aucun service n'est complété ni corrigé de cette façon, jamais.
  • Chaque vérification faite à la main porte sa source et sa date, en commentaire du code. Une station qui change de réseau rend sa ligne fausse : une entrée ancienne se supprime plutôt qu'elle ne se garde.

Le périmètre

La France métropolitaine, et elle seule. Le corpus en porte 9 816 stations au dernier import. Aucune station du flux ne porte un code postal d'outre-mer, et ce n'est pas un oubli : en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte, le prix maximum des carburants est fixé chaque mois par arrêté préfectoral, et non déclaré librement par la station. Il n'y a donc rien à relever.

Quelles pages le site publie, et lesquelles il ne publie pas

Une page n'existe que si elle a quelque chose à dire que ses voisines ne disent pas. C'est une règle, et elle se traduit en seuils.

  • Chaque station a sa fiche, mais aucune n'est proposée aux moteurs de recherche : une fiche reprend pour l'essentiel une ligne du flux officiel. Elles restent consultables depuis la page de leur commune.
  • Toute commune qui porte une station a sa page ; elle n'est proposée aux moteurs qu'à partir de 4 stations. En dessous, le classement n'a pas de milieu. Le seuil vaut aussi pour un arrondissement.
  • Une page croisant un carburant et une commune demande 5 stations vendant ce carburant sur place, et n'est proposée aux moteurs qu'à partir de 8, dans une commune qui l'est elle-même : en dessous, elle recopie le classement de la commune.
  • Une page croisant une enseigne et une commune demande 3 stations du réseau dans la commune : la moyenne de deux prix n'est pas une moyenne. Elle n'est proposée aux moteurs qu'à partir de 4, dans une commune qui l'est elle-même.
  • Une page d'arrondissement demande deux stations, une page d'enseigne vingt.
  • Un département n'entre au classement d'un carburant qu'à partir de 5 stations qui le vendent.
  • Un bilan annuel n'est publié que pour une année close dont le journal couvre le début et la fin, et au moins 330 jours.
  • Un bulletin hebdomadaire n'est publié que si un carburant au moins a bougé d'un demi-centime dans la semaine. Trente pages qui disent quelque chose valent mieux que cinquante-deux qui répètent que les prix sont stables.

Les autres sources

  • Le fond de carte vient d'OpenStreetMap, sous licence ODbL.
  • Les adresses et les positions viennent du flux officiel lui-même, complétées par la base adresse nationale pour la recherche.
  • Les ruptures de carburant sont celles que les stations déclarent dans le même flux, temporaires ou définitives.

Qui édite ce site

CarbuFrance est édité par une personne seule, qui écrit aussi l'application iOS du même nom et le site jumeau ToiletteFrance. Aucun contenu n'est acheté, aucune place n'est vendue dans les classements, et aucune enseigne n'a de moyen d'influer sur ce qui s'affiche ici. La page de contact dit où signaler une donnée fausse, et les mentions légales nomment l'éditeur.